Sites d’enfouissement

Anciennement appelées décharges, les Installations de Stockage des Déchets Ultimes de classe 2* sont habilitées à recevoir les déchets ménagers et assimilés. Toutefois, depuis le 1er juillet 2002, ces sites ne peuvent accueillir que des « déchets ultimes », c’est-à-dire les ordures ménagères auxquelles on a enlevé les déchets valorisables.

Dans les Ardennes, nous disposons de 2 ISDND, situées à :

  • Eteignières (50 hectares),exploitée depuis 1975 par ARCAVI
  • Sommauthe (40 hectares), exploitée depuis 1978 par SITA DECTRA

 

Comment ces sites ont-ils été choisis ?

Avant de pouvoir exploiter une ISDND, il faut s’assurer que le site devant accueillir les déchets répond à certains critères.

En effet, afin de limiter les impacts environnementaux, il faut s’assurer que le sol soit imperméable (sol argileux). C’est le cas sur ces deux sites, d’où le choix de les implanter sur ces deux Communes.

L’exploitation des sites :

Les sites sont divisés en alvéoles de stockage. Ces alvéoles, qui sont des grands trous d’une contenance de 100 000 m3 vont permettre le stockage des déchets sur une période de 16 à 24 mois.

1) Gestion des Lixiviats (Jus des déchets) :

Les déchets lors de leur décomposition et de leur exposition aux averses, produisent un jus appelé lixiviat.

Pour limiter l’infiltration dans le sol de ce jus, il est impératif d’installer une géomembrane (grande bâche plastique) sur chaque alvéole. De plus, un réseau de drains permettant la récupération de ces jus est aussi nécessaire.

Le lixiviat est ensuite acheminé dans un bassin de récupération, puis traité dans une Unité de Traitement des Lixiviats appelée UTL. Cette UTL fonctionne comme une station d’épuration. Les lixiviats vont subir divers traitements biologiques et physico chimiques, afin d’épurer l’eau.

Après de sévères contrôles, cette eau est finalement rejetée dans le milieu naturel.

2) Gestion des biogaz :

Les déchets durant leur décomposition produisent plusieurs gaz dont le méthane, qui est un gaz à effet de serre.

Quand l’alvéole est fermée, ce gaz ne peut plus s’échapper c’est l’effet « cocotte minute ». C’est pourquoi, un système de récupération doit être mis en place via un réseau de canalisations. Le gaz récupéré servira à produire de l’électricité et de la chaleur revendue et renvoyée sur le réseau EDF.

3) Post exploitation :

Finalement, l’alvéole sera recouverte avec une nouvelle géomembrane, puis par 1 mètre d’argile et 50 cm de terre végétale ou compost afin de favoriser la végétalisation du site.

Pour s’assurer que le site ne porte pas atteinte à l’environnement, la loi impose une surveillance de 30 ans après sa fermeture.

Le fonctionnement des sites :

© Sophie Anfray

A l’arrivée sur les centres de stockage, les déchets sont contrôlés afin de vérifier leur conformité avec les critères d’admission.

Si le chargement est accepté, le camion est pesé sur un pont bascule et un bordereau est délivré en précisant la date, l’heure, le tonnage, la nature du déchet, ainsi que son origine.

Ensuite, le camion peut décharger son contenu dans l’alvéole en cours d’exploitation.

A l’intérieur de celle-ci se trouve un compacteur, sorte de gros tracteur permettant de tasser les déchets, afin d’optimiser la durée de vie de l’alvéole.

Avant de partir le camion sera pesé une seconde fois afin de déterminer la quantité de déchets déposée.

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